Eh eh, aujourd’hui je prends ma première leçon de surf. Au « Merricks surf club » s’il vous plaît. 55$ les 2 heures de cours, avec la prommesse qu’on arrivera à tenir debout sur la planche à la fin.
Bon en fait les moniteurs sont français, canadien et turc ! Le groupe des débutants-débutants étant déjà chargé, je me retrouve dans celui de ceux qui ont déjà eu une leçon hier. On est 4, un couple de Hollandais et un autre gars. John, le Turc, est notre instructeur.

Les autres ont déjà appris hier à se lever sur la planche, donc John me ré-explique le mouvement en 2 minutes chrono. Je ne pige pas tout car je suis goofy (comprenez que je me tiens sur la planche avec le pied gauche derrière). Donc en regardant John, qui est regular, effectuer le mouvement en face de moi et en essayant de l’imaginer dans l’autre sens mais en étant à sa place… Bref, je n’ai rien compris ^^
Allez, on part à l’eau, les autres se débrouillent un peu tout seul, John me donne quelques conseils, je me lance et… debout ! Easy
Bon, ce ne sont pas les grosses vagues tubulaires hein, juste de la petite mousse de 50cm mais j’y arrive très bien. Merci la planche à voile, car tenir debout sur une planche de funboard de vagues avec une voile est bien plus dur que de tenir debout sur une planche de surf. Bon ok, après je me lève comme un bourrin, sans technique et mon style au surf est surement des plus moche, mais je tiens debout. Ce qui n’est en fait pas le cas de mes camarades. John est trop impressionné ! Eh eh !!! 2h de cours plus tard j’aurais acquis les bases pour me lever correctement et diriger la planche au surf. A moi de pratiquer. Je ne rêve plus que d’une chose maintenant, louer une planche et repartir à l’eau !
Je me dois préciser que tout confiant que j’étais, je me suis lancé à l’assaut de vagues d’un bon mètre cinquante. Le résultat fut sans appel : gaufrage ridicule et dangereux, mon leash s’étant détaché de mon pied et ma planche étant aller dire bonjour (sans moi) à l’autre groupe de débutants.
Il nous faut maintenant réfléchir à la suite de notre périple avec Gaïdig. Nous ne sommes pas loin de Rainbow Beach et de Fraser Island, île de rêve, plus grande île de sable au monde (imaginez une plage de 123km de long). Le soucis s’est qu’on ne peut y circuler qu’en 4×4 et les tarifs sont pour le moins dissuasifs pour des petits vacanciers comme nous (étudiante et chômeur…). 120$ par personne pour le 4×4 avec un bon prix. Auquel il faut rajouter le prix de la traversée… Bref, dommage, mais on doit laisser tomber. On va plutôt tenter l’arrière pays en redescendant vers Brisbane.

Pour se consoler on va a Sunshine Beach, profiter des derniers rayons de soleil et faire chauffer le barbecue (quoi, encore ?!!). La demoiselle joue la top modèle sous les rayons du soleil couchant. Allez, allez, tu n’échappera pas à l’eau et aux petit boutons

Sunshine Beach est la plage de Noosa ayant les plus grosses vagues, qui plus est, elle est non surveillée. Seuls les surfeurs expérimenté tentent le swell. Gaïdig, peu rassurée et ayant du mal à tenir debout avec l’eau à la taille, rebrousse chemin. J’hésite puis me lance. Je dois avouer que c’est impressionnant. Non pas la hauteur des vagues, mais de chahut de la houle qui me balade dans tous les sens. Même par force 9 au large de Trestel ça ne bouge pas autant et je ne suis pas à plus de 10m du bord ! Allez, je reviens sur la plage à l’aide des vagues. Oui, bon, elle sont quand même bien grosses et celle qui me tombe sur la tronche me fait faire une belle roulade. Un tour de machine à laver plus loin je suis dans 1m50 d’eau et mon pied droit se plante dans le sable et twiste. Aïe !!! La vague me pousse et c’est de tout mon poids que rappuie sur mon pied toujours bloqué. TRES aïe !!! Je me débrouille comme je peux pour sortir prudemment de l’eau. J’espère ne pas m’être cassé le pied, comme Gaëtan et maman, qui ont démontré que le truc du « tu marches, donc ce n’est pas cassé » n’est pas vrai. 15 minutes plus tard, la douleur a tellement gagné en intensité que je suis de plus en plus persuadé que c’est cassé. Gaïdig me conduit aux urgences.
L’infirmère très sympa, me rassurant sur le fait que ça ne devrait pas être cassé (le sable ça reste mou) me renvoie vers un médecin (pour m’éviter de payer plein pot 190$, aux urgences).
Bon se serait l’os supérieur du pied qui aurait pris un bon coup, mais sachant que je n’ai pas mal sur toute la surface de l’os, cela tendrait à prouver que ce n’est pas cassé. Ouf !
Je vous épargne les photos de mon pied qui ressemble à celui d’une personne âgée, tout enflé.